{"id":477,"date":"2026-05-07T12:54:40","date_gmt":"2026-05-07T12:54:40","guid":{"rendered":"https:\/\/iafdd.org\/?p=477"},"modified":"2026-05-07T12:54:41","modified_gmt":"2026-05-07T12:54:41","slug":"les-tensions-geopolitiques-en-cours-et-leurs-implications-sur-la-crise-de-la-dette-africaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/2026\/05\/07\/les-tensions-geopolitiques-en-cours-et-leurs-implications-sur-la-crise-de-la-dette-africaine\/","title":{"rendered":"Les tensions g\u00e9opolitiques en cours et leurs implications sur la crise de la dette africaine"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les tensions g\u00e9opolitiques en cours et leurs implications sur la crise de la dette africaine <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/lapd.ucad.sn\/fr\/taxonomy\/term\/3\">Actualit\u00e9s<\/a>\u00a0\u00a0Apr 26, 2025<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors que le monde est actuellement secou\u00e9 par une crise commerciale, provoqu\u00e9e par les droits de douane de la nouvelle administration am\u00e9ricaine, les implications sur l\u2019endettement des pays en d\u00e9veloppement semblent moins retenir l\u2019attention. Pourtant, au-del\u00e0 des cons\u00e9quences de la crise sur le commerce international, celles sur la dette africaine risquent d\u2019\u00eatre plus d\u00e9vastatrices.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un niveau d\u2019endettement devenu insoutenable<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plupart des pays africains sont confront\u00e9s \u00e0 des perspectives particuli\u00e8rement sombres concernant la situation de leurs dettes souveraines. Une situation quelque peu similaire avait pr\u00e9valu \u00e0 la fin des ann\u00e9es 90, mais avait pu trouver une solution durable, \u00e0 travers l\u2019initiative des pays pauvres tr\u00e8s endett\u00e9s (PPTE). Cette initiative a permis, au moment o\u00f9 beaucoup de pays en d\u00e9veloppement \u00e9taient proches d\u2019un d\u00e9faut de paiement, d\u2019effacer une bonne partie du stock accumul\u00e9 de leurs dettes publiques. En contrepartie, ces \u00c9tats s\u2019\u00e9taient engag\u00e9s \u00e0 davantage soutenir les secteurs sociaux, comme l\u2019\u00e9ducation et la sant\u00e9, sur les ressources ainsi \u00e9conomis\u00e9es, au titre du remboursement de la dette. Sur les 39 pays b\u00e9n\u00e9ficiaires de l\u2019initiative PPTE, les 36 (dont 30 pays africains), ont obtenu un all\u00e8gement int\u00e9gral de leur dette vis-\u00e0-vis du FMI et d\u2019autres cr\u00e9anciers. Ce qui fait qu\u2019entre 2001 et 2014, les r\u00e9ductions qui s\u2019en sont suivies, en termes de service de la dette, sont estim\u00e9es \u00e0 1,8% du PIB de ces pays (FMI 2016).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette bouff\u00e9e d\u2019oxyg\u00e8ne ne durera cependant pas tr\u00e8s longtemps&nbsp;; le stock de la&nbsp;dette s\u2019\u00e9tant rapidement reconstitu\u00e9 pour mettre la plupart des pays africains dans une situation aussi d\u00e9licate, sinon plus, vis-\u00e0-vis de leurs cr\u00e9anciers internationaux, actuellement que dans les ann\u00e9es 2000. La Zambie s\u2019est d\u00e9clar\u00e9e en d\u00e9faut de paiement en 2020, avec une dette qui a atteint 129% de son PIB, tandis que d\u2019autres pays &#8211; comme le Ghana, le Tchad, l\u2019\u00c9thiopie, le Malawi, le Kenya, l\u2019Angola, et le Mozambique &#8211; n\u00e9gocient des programmes d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 avec leurs cr\u00e9anciers pour obtenir un r\u00e9\u00e9chelonnement de leurs dettes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La comparaison entre la configuration actuelle de la dette africaine et celle pr\u00e9valant au d\u00e9but des ann\u00e9es 2020 ne se limite pas \u00e0 sa seule soutenabilit\u00e9. Entre 2000 et 2020, la g\u00e9opolitique mondiale s\u2019est \u00e9galement consid\u00e9rablement modifi\u00e9e, contribuant ainsi \u00e0 rendre plus incertaines les perspectives de r\u00e9solution durable de la crise de l\u2019endettement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>G\u00e9opolitique et crise financi\u00e8re internationale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains r\u00e9cents d\u00e9veloppements politiques internationaux ont contribu\u00e9 \u00e0 consid\u00e9rablement changer l\u2019architecture financi\u00e8re internationale, sur les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. En 2000, tr\u00e8s peu de gens pouvaient anticiper que la Chine deviendrait la deuxi\u00e8me puissance mondiale, dans un horizon assez court. Certes, les r\u00e9formes entreprises par l\u2019\u00e9quipe de Deng Xiao Ping, depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 80, ont marqu\u00e9 une rupture spectaculaire, tant en termes de strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement jusque-l\u00e0 mises en \u0153uvre dans ce pays, qu\u2019en termes de r\u00e9sultats. Entre 1979 et 1989, la Chine a ainsi pu doubler son niveau de PIB par t\u00eate en moins de 10 ans, l\u00e0 o\u00f9 il a fallu parfois cent ans aux pays de l\u2019Europe occidentale pour le faire, apr\u00e8s la r\u00e9volution industrielle. Malgr\u00e9 tout, le g\u00e9ant asiatique, qui n\u2019a adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019OMC qu\u2019en 2001, \u00e9tait encore loin de devenir l\u2019\u00e9picentre de l\u2019activit\u00e9 manufacturi\u00e8re mondiale qu\u2019elle est devenue seulement quelques ann\u00e9es apr\u00e8s. L\u2019app\u00e9tit venant en mangeant, la Chine ne fait plus aucun myst\u00e8re de sa volont\u00e9 de renforcer sa position \u00e9conomique, politique et militaire sur l\u2019\u00e9chiquier international.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les pays africains, la Chine est devenue un des bailleurs les plus importants, sinon le plus important, m\u00eame si les statistiques concernant ses engagements financiers internationaux sont plus qu\u2019incompl\u00e8tes. Selon une \u00e9tude de&nbsp;<em>Kiel Institute for the World Economy<\/em>, l\u2019aide publique de la Chine d\u00e9passe largement en volume celles des bailleurs bilat\u00e9raux occidentaux. D\u2019autres pays se sont \u00e9galement manifest\u00e9s comme des acteurs \u00e9conomiques et politiques de premier plan. C\u2019est en particulier le cas de la Turquie, mais \u00e9galement des dragons asiatiques comme la Malaisie, l\u2019Indon\u00e9sie, le Vietnam, la Tha\u00eflande, l\u2019Inde, la Cor\u00e9e, etc. Ces pays sont en m\u00eame temps devenus des bailleurs \u00e9mergents, qui sont venus davantage complexifier l\u2019architecture financi\u00e8re internationale, la m\u00e9tamorphosant significativement en moins de 20 ans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur un autre plan, les capitaux priv\u00e9s ont consid\u00e9rablement investi les march\u00e9s financiers africains, y changeant compl\u00e8tement la configuration de la dette souveraine. Les cr\u00e9anciers priv\u00e9s repr\u00e9sentent 44% de la dette totale africaine, g\u00e9n\u00e9rant des int\u00e9r\u00eats sup\u00e9rieurs \u00e0 10% des recettes budg\u00e9taires totales, dans au moins 20 pays africains (<em>UN Global Crisis Response Group)<\/em>. En effet, les pr\u00eats publics concessionnels, r\u00e9put\u00e9s plus doux (longue dur\u00e9e de paiement, faibles taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, importants diff\u00e9r\u00e9s de paiement, etc.), ont progressivement c\u00e9d\u00e9 le pas aux cr\u00e9ances priv\u00e9es correspondant \u00e0 des maturit\u00e9s plus courtes et \u00e0 des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus \u00e9lev\u00e9s. De plus, les \u00c9tats d\u00e9biteurs ont beaucoup moins de marges de man\u0153uvre pour discuter de r\u00e9am\u00e9nagement, encore moins d\u2019effacement de la dette, avec les cr\u00e9anciers priv\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette diversification de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me financier international a rendu les n\u00e9gociations multilat\u00e9rales pour trouver des solutions \u00e0 la crise de l\u2019endettement, plus difficiles. L\u2019initiative PPTE a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9e par le fait que la majeure partie de la dette des pays africains \u00e9tait due \u00e0 des cr\u00e9anciers publics, presque tous membres du Club de Paris. Avec la nouvelle configuration du march\u00e9 de la dette, le jeu des acteurs est devenu plus complexe. Par exemple, la Chine consid\u00e8re la gestion de sa dette comme relevant de sa souverainet\u00e9 nationale et exclut, par cons\u00e9quent, toute concertation multilat\u00e9rale la concernant. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les bailleurs occidentaux consid\u00e8rent que n\u00e9gocier de la dette des pays en d\u00e9veloppement sans la Chine, qui est devenue un cr\u00e9ancier majeur, conduirait \u00e0 une situation o\u00f9 les pays d\u00e9biteurs pourraient utiliser les \u00e9conomies r\u00e9alis\u00e9es, avec les \u00e9ventuelles r\u00e9ductions de dette, pour augmenter leurs engagements vis-\u00e0-vis de P\u00e9kin. Ce, d\u2019autant plus que les dettes contract\u00e9es vis-\u00e0-vis de ce pays, sont suspect\u00e9es par les occidentaux d\u2019\u00eatre \u00ab&nbsp;tr\u00e8s peu transparentes&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une autre complication d\u00e9coule du fait que, dans les ann\u00e9es r\u00e9centes, beaucoup de pays en d\u00e9veloppement en sont arriv\u00e9s \u00e0 s\u2019endetter \u00e0 des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus faibles, pour rembourser les pr\u00eats \u00e0 taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus \u00e9lev\u00e9s. Ce qui constitue une menace sur les pr\u00eats concessionnels, de plus en plus, vus comme des subventions octroy\u00e9es aux cr\u00e9anciers priv\u00e9s pratiquant des conditions de pr\u00eats plus on\u00e9reuses.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, le priv\u00e9 lui-m\u00eame, constatant que les nouveaux pr\u00eats contract\u00e9s par les pays en d\u00e9veloppement, servent non pas \u00e0 financer l\u2019investissement, mais \u00e0 rembourser des pr\u00eats ant\u00e9rieurs ou \u00e0 faire face aux charges courantes, tend \u00e0 diminuer ses engagements vers ces pays. Ils y anticipent, en effet, un ralentissement de la croissance, qui \u00e0 son tour, r\u00e9duirait la capacit\u00e9 des pays en d\u00e9veloppement \u00e0 honorer leurs engagements financiers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec les r\u00e9centes tensions diplomatiques d\u00e9coulant des droits de douane de la nouvelle administration am\u00e9ricaine, la m\u00e9fiance entre les principaux acteurs de l\u2019architecture financi\u00e8re internationale ne fera que se renforcer. \u00c9tant donn\u00e9 que ces m\u00eames droits de douane font voler en \u00e9clat le bloc occidental, jusque-l\u00e0 assez soud\u00e9, l\u2019imbroglio de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me financier international risque de se transformer en une situation carr\u00e9ment chaotique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le cas du S\u00e9n\u00e9gal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis la survenue de la derni\u00e8re alternance politique, le S\u00e9n\u00e9gal a opt\u00e9 pour un profil de la dette qui \u00e9volue davantage vers les pr\u00eats d\u2019origine nationale et communautaire. La r\u00e9cente lev\u00e9e de ressources financi\u00e8res provenant du march\u00e9 r\u00e9gional est une bonne illustration de cette d\u00e9marche. Cette option politique permet une meilleure couverture contre le risque de change, avec la mobilisation de flux financiers libell\u00e9s en monnaie locale. Un autre avantage, plus fondamental, \u00e0 mon avis, est la mobilisation de l\u2019\u00e9pargne locale jusqu\u2019ici tr\u00e8s faible, et qui a \u00e9t\u00e9 le moteur du financement de l\u2019investissement dans les processus d\u2019\u00e9mergence observ\u00e9s partout ailleurs dans le monde, depuis la r\u00e9volution industrielle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelques points d\u2019attention devraient, cependant, \u00eatre observ\u00e9s. D\u2019une part, il faut s\u2019assurer que la mobilisation de l\u2019\u00e9pargne pour financer les investissements publics ne se fasse pas au d\u00e9triment de l\u2019investissement priv\u00e9. Dans ce cas, en effet, on aurait qu\u2019une substitution entre les deux formes d\u2019investissements (effet d\u2019\u00e9viction), sans grand impact sur le processus de d\u00e9veloppement. D\u2019autre part, il faut s\u2019assurer que l\u2019\u00e9pargne ainsi mobilis\u00e9e serve prioritairement \u00e0 financer les investissements, et non les charges courantes. En effet, si on s\u2019endettait juste pour payer des salaires et couvrir les autres d\u00e9penses courantes, cela saperait les capacit\u00e9s de remboursement de la dette, m\u00eame contract\u00e9e en monnaie locale, et menacerait le syst\u00e8me financier national.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, \u00e9tant donn\u00e9 les besoins d\u2019investissement (estim\u00e9s \u00e0 402 milliards USD par la BAD pour le continent africain) auxquels le pays doit faire face, le recours aux pr\u00eats concessionnels sera incontournable, pour financer le d\u00e9veloppement du pays. Une strat\u00e9gie agressive d\u2019accroissement de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ce type de fonds doit \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr Ahmadou Aly Mbaye<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tensions g\u00e9opolitiques en cours et leurs implications sur la crise de la dette africaine Actualit\u00e9s\u00a0\u00a0Apr 26, 2025 Alors que le monde est actuellement secou\u00e9 par une crise commerciale, provoqu\u00e9e par les droits de douane de la nouvelle administration am\u00e9ricaine, les implications sur l\u2019endettement des pays en d\u00e9veloppement semblent moins retenir l\u2019attention. Pourtant, au-del\u00e0 des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":478,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"saved_in_kubio":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-477","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/477","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=477"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/477\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":479,"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/477\/revisions\/479"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/478"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=477"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=477"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iafdd.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=477"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}